Je suis vivant
Mes yeux se lèvent vers le ciel si haut
Où vole une libellule rouge
Sôseki
Vous pouvez désormais, en cliquant, me retrouver là-bas :
"La libellule sur le toit"
À bientôt !
L'enfance et la poésie, en liberté ...
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Je suis vivant
Mes yeux se lèvent vers le ciel si haut
Où vole une libellule rouge
Sôseki
Vous pouvez désormais, en cliquant, me retrouver là-bas :
"La libellule sur le toit"
À bientôt !
"Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine" chantait Du Bellay au XVIe. Cinq siècles plus tard, la poésie, la vie, ça grince dur au pays des ardoises !
Je m’y attendais le moins du monde, elle est apparue au bord de la route, à vrai dire la rue près de chez moi.
La vie elle va, pousse, galope, vole, toujours loin devant. "On ne guérit ni la chenille, ni la plante … "*
Lorsque nous évoquons la pâquerette, il semble bien que ce soit la plus modeste des fleurs, celle qui ne serait appréciée que des petites mains qui tirent sur sa tige avec une joie possessive - cependant vite transformée en don. Dans nos conversations cette marguerite, envahissant les pelouses et les prairies, est le symbole même de tout ce qui se trouve peu élevé, courant, donc pas digne d'intérêt ...
Sans les avoir comptés, je peux dire que j'ai au moins une centaine d'ébauches d'articles en réserve (!) Ce qui pose problème n'est pas tant d'avoir des centres d'intérêts, des idées, de la poésie, de l'humour ou des émotions à partager, mais de s'arrêter, faire silence, mettre en forme, simplifier, alléger …
Poète suisse marchant vers ses 89 ans, Philippe Jaccottet a eu récemment le bonheur rare de voir son oeuvre entrer dans la Pléiade. Une consécration émouvante à savourer sans modération. Chez lui à Grignan, je l’imagine cependant pas moins attentif à la lumière des humbles. La nature, les gens ordinaires, les enfants, les gestes du quotidien …
Trois ans, jour pour jour, que la Syrie subit une guerre effroyable. Avec son lot interminable de morts, de martyrisés, d'orphelins, d'êtres complètement ravagés … Avec ses destructions qui n'en finissent pas et affaiblissent une population exsangue.
La journée de la femme, le soleil s'en est souvenu en nous offrant un temps radieux. Messieurs, mesdames et chers lecteurs/lectrices, sachez en profiter. Mais avant, un peu d'humour avec cet hommage au poète Jean Tardieu, qui exprime si bien l'univers féminin. Plus efficace qu'un long discours ! A vous de voir …
“Devant la faillite des croyances, la pénurie de l’espoir,
il est
urgent que soit la poésie.
Elle ne console de rien, elle ne possède
rien, sa loi n’est pas de marbre.
Mais prenant et délivrant la parole,
elle multiplie nos vies.”
Andrée Chedid
“Territoires du souffle”
Flammarion 1999, p.145
Y'a des moments, certaines chansons nous trottent dans la tête. Elles ont une poésie, un rythme, qui disent mille fois mieux que les mots … Notre paysage intérieur, nos joies et l'ombre qui les entoure.
“Poser les armes, enlever les masques,
arrêter de courir, dire oui de tout cœur,
cela peut faire de moi, de chacun de nous
« un endroit tranquille. »
Joshin-Luce Bachoux
J'aime l'hiver …
Parfois je pense au poète pour qui cette saison
Est joie plus que de raison
J'avais un chèque à poster
Comme chaque mois un chèque
Pour la maison de retraite
Le Messager de la fontaine d'Angers -récemment évoqué- nous invite à découvrir ou redécouvrir une petite poignée de grands poètes Européens. Antonio Machado fait partie de ceux-là. "que el puroris de Caredad que fluye … Dios …" sont les quelques mots que j'ai cru déchiffrer de la calligraphie tracée dans le bronze au bord du bassin de la fontaine. Mystère pour moi !… Alors l'occasion d'aller quérir un autre poème. Celui du chemin me parle bien, illustrant à la fois un de mes périples de l'été et la perspective de la nouvelle année.
L'été se poursuit avec un soleil généreux qui nous incite à profiter encore de la nature, des rencontres et des animations, expositions, proposées ici ou là. Profiter aussi, parfois, d'un moment de silence, de paix … Dans le dernier billet "Invitation au voyage", je vous évoquais une statue devant laquelle nous nous étions arrêtées, Masyl et moi, lors de notre rencontre à Angers.
Formidable ! Oui, vraiment, j'ai passé une excellente journée mardi. Masyl, une blogueuse du Midi qui a des attaches en Anjou, m'a fait l'immense plaisir de venir jusqu'à moi et de m'accompagner dans mes lieux privilégiés à travers la bonne vieille citée d'Angers. C'était notre troisième rencontre depuis août 2010 et pas un seul instant nous ne nous sommes ennuyées ! Que du bonheur à bavarder, trinquer, déambuler et poétiser avec cette femme-là, pleine de finesse et de coeur ! Mais je vous reparlerai d'elle et de notre périple plus tard; aujourd'hui, je voudrais lui dédier particulièrement ce billet. Et vous allez comprendre …