À propos des personnes exilés, souvent en raison des vicissitudes de la vie, j'écrivais il y a une dizaine de jours chez Colo dans le billet "Vivre entre deux": "Et comme disait Erri de Luca par le truchement d'un de ses personnages venu d'Argentine :"Le manque, c'est la présence !" (dans Montedidio, ou Le jour d'avant le bonheur)." Recherche faite, il s'agit bien d'un passage de Montedidio, roman qui se déroule à Naples, mais le personnage, don Rafaniello, n'est pas originaire d''Argentine; Yiddish, il a quitté vraisemblablement la Pologne après la guerre. Je l'avais confondu avec Don Gaétano, présent dans "Le jour d'avant le bonheur" et qui lui s'est expatrié d'Argentine. Ces deux romans d'apprentissage d'Erri de Lucas, je vous les recommande chaudement. Une belle écriture, des personnages attachants, beaucoup de finesse et puis l'empreinte de la grande Histoire. Les blessures, les rêves, l'entraide … La vie ! Magnifique(s) !
Des livres que j'aime
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Avec mes milles blessures
Le titre m’est personnel, mais je voulais présenter un livre, un petit traité, qui mériterait amplement d’être remboursé par la sécurité sociale, même pour les personnes en bonne santé. Lu l’été dernier, j’en ai offert un exemplaire à une amie qui l’ayant lu et apprécié à son tour s’est empressée de le prêter à Machin qui en abondamment parlé à Bidule, qui se promet de l’acquérir à son tour, etc.
Lectures
Un jeu qui circule sur les blogs et qui, mine de rien, permet de se pencher sans s’épancher !
Se pencher sur ses lectures et sur soi, souriez cela ne va pas de soi, mais moi, j’y ai trouvé des brins d’ailes et du soleil !
Pas si simple !
Combien de propos circulent aujourd'hui sur les pauvres, la pauvreté, la crise et tout ce qui assombrit l'horizon ?! Chacun répète un peu ce qu'il a entendu, sans savoir vraiment, mais enfin tout le monde le dit ! J't'assure !
Une part de ciel
Lorsque j’ai reçu le paquet par la poste, j’étais à fond investie dans des choses matérielles et la couverture toute de rouge et de blanc du dernier Claudie Gallay m’a mis le cœur dans la joie de l’attente …
Suite des évènements sur la goélette
"Prenez garde !" avait rugit le Capitaine à l'égard de Queequeg, sur la goélette qui les conduisait à Nantukett. Voici la suite des évènements … Vous ne serez pas déçus, je vous en parie un quintaux de fruits verts avec leurs mille-pattes !
Fruits verts sur une goélette
Une blogueuse, habitante de Montréal, faisait récemment sur son blog une "déclaration d'amour" au Vert Tendre. Oh, toute simple. Dans son haïsha, image et mots font alliance pour nous entraîner chacun à leur façon dans un petit déplacement intérieur.
Personnellement, je suis de plus en plus sensible à cette intrusion du vert dans le paysage et à tout ce que sa présence éveille, réchauffe et dynamise en nous.
Pourtant, sur les bancs de la fac, un jour d'il y a longtemps, plus de trente cinq ans pour ne pas être exacte, un bout de phrase d'un livre étudié est entré en moi, s'est planté dans mon p'tit jardin intérieur et depuis, à chaque printemps, il ressurgit et m'émerveille toujours autant. Pour sa fraîcheur, son intensité et son humour, peut-être. Pour l'ambiguïté de son évidence, certainement. Mais aussi pour sa polysémie et son mystère.
Bon maintenant, si vous voulez bien me suivre,
je vous invite à embarquer avec Ismaël …
L'enfance d'Alan
Suite au Salon d’Angoulême, Price Minister offrait aux blogueurs des BD en échange d’un billet, vous vous souvenez. Tout de suite, “L’enfance d’Alan” d’Emmanuel Guibert m’a fait de l’œil. À cause du petit matelot de la couverture, de cet âge qui me fascine toujours, et de l’île de Ré, proche et lumineuse, où débute en amont l’aventure de ce petit roman graphique qui m’a beaucoup séduite.
La BD fait son festival
Ce festival à Angoulême, figurez-vous que je suis allée à sa première édition ; j'étais en seconde dans cette ville et pour moi c'était un bel évènement. Quarante ans ! Quarante ans se sont écoulés depuis !… Quelque part, en moi, je suis heureuse de pouvoir aligner autant de dizaines d'années dans mes souvenirs ! Mais mon propos de ce jour est lié à la Bande Dessinée : En Février, PriceMinister propose aux blogueurs de faire la critique d’une oeuvre de la Sélection Officielle du Festival d’Angoulême. Vite, vous avez encore trois jours pour proposer votre participation !…
L'homme et la femme-joie
Véro, une amie, m’avait glissé le titre dans l’oreille lors d’une conversation. Une blogueuse avait évoqué son “bleu” du tout début, le bleu du commencement, de la première nouvelle du recueil. Alors, entre les jours précédant Noël et le bout de l’an, je me suis installée sur mon lit avec un gros coussin et “l’homme-joie” de Christian Bobin.
Puiser des forces avec elle
Le 30 novembre 1943, une jeune juive Néerlandaise - Etty Hillesum - mourait à Auschwitz avant même d'atteindre la trentaine. Durant deux années auparavant, à Amsterdam, elle rédigea un journal. Une période intense pour cette jeune intellectuelle, tant au niveau de son développement personnel, de sa joie intime face au mystère de la vie, que de sa foi profonde et bien concrète.
François le champi
Si parfois, comme George Sand, il vous arrive d'être gagnés par la tourmente du monde, de la politique, de la finance et de leurs affaires, lassés de la consommation galopante et même des artifices des relations humaines, de l'art, bref de notre époque, voici un petit roman datant de plus d'un siècle et demi qui pourrait vous rafraîchir, vous apporter un souffle d'authenticité, de bonté, en vous faisant plonger en quelques sources toujours vives. François le champi, ce titre vous dit quelque chose ?
Sel de la vie, sel de la soupe
Tracé en rouge, à côté d'une petite photo de femme appuyée contre un arbre, ce titre "Le Sel de la vie" a piqué la curiosité de Lily. Il s'agit de la publication d'une lettre à un ami, où l'anthropologue Françoise Héritier livre en une longue traînée scintillante et pleine de saveurs ce qui, selon sa réflexion, son expérience, fait la vie de chacun plus riche, plus en accord avec ses aspirations …
Une ferme d'autrefois
“De nos jours, hélas, les fermes ressemblent de plus en plus à des usines et si le genre humain a des efforts à faire, c’est peut-être dans le sens d’un ” progrès du progrès”. Il est tout à fait défendable d’élever des animaux pour manger leur chair et boire leur lait. Mais il faut leur assurer une vie décente et, à la fin, une mort rapide et sans douleur. […] Nous devons (chacun de nous doit) lutter contre l’élevage intensif et les atrocités qu’il suppose.”
Partant de ce constat et de cette volonté de lutte, Philippe Dumas a choisi de “donner du rêve” à ses lecteurs en dessinant la ferme d’hier. Pour nous guérir de notre indifférence.
L'école est finie
Vous n’avez pas la berlue ! Nous ne sommes qu’au premier mai et pourtant voici un court récit dont le titre sonne comme un cri de joie ou … de mauvaise augure !
Bonnes noires, familles blanches
Françoaz a suscité chez Lily l’envie de lire ce roman envoûtant, bien construit et drôle, sur un sujet sensible, complexe, malheureusement toujours d’actualité. La collègue de petite et moyenne section lui a prêté le bouquin. Merci à toutes les deux !
Un grand-père parmi tant d'autres
“Grand-Père. Ce visage familier, je le reconnais à peine dans le petit matin gris. Et pourtant cet uniforme, ce bleu, ce rouge, je l’ai vu là-bas. Dans cette maison en Charente. Un été. La Vigne et le lierre sur les murs. Jusqu’au toit … C’est là justement sous les toits …” Christophe Malavoy à partir d’objets ayant appartenu à son Grand-Père va, à travers un magnifique travail d’écriture, remonter le temps, interroger l’Histoire, sonder son propre coeur, pour aller à la rencontre de celui qui est “tombé glorieusement au champ d’honneur.” Sic ! Elle-même charentaise et connaissant bien l’oncle de l’auteur, Lily a lu ce récit intitulé “Roman”, il y a une douzaine d’années. Les émotions sont restées gravées en elle …
Soie
Voici un petit livre de 120 pages absolument fascinant. Fascinant et troublant ! Une sorte de fable sur le sens de la vie avec les décisions que l’on prend ou que les autres prennent à notre place; une fable aussi qui parle d’amour et d’impossible. Et tout ceci servi par une écriture admirable, fluide, déstructurée, mais éminemment poétique et sensuelle.
Les trois lumières
En se promenant ici, Lily a été attirée autant par la couverture de ce livre, sobre et élégante, annonçant un petit bijou d’écriture, que par le thème qui ne lui était pas étranger. Dès les premières pages, elle a été happée par le récit !