Oh, le noisetier
Avec ses chatons portait
Des étoiles pourpres
De minuscules tentacules
Complètement ignorées
L'enfance et la poésie, en liberté ...
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Oh, le noisetier
Avec ses chatons portait
Des étoiles pourpres
De minuscules tentacules
Complètement ignorées
Dimanche après-midi, petite virée à Chalonne-sur-Loire pour accompagner Fils-Ainé au salon de la BD. L’occasion rêvée d’admirer l’embâcle du fleuve qui ne s’était pas produite depuis 1991 - et encore la plupart des personnes de la région déclarent se souvenir surtout de celle de 1985. Un phénomène donc plutôt rare.
Il a neigé durant la nuit, si longuement neigé que toutes nos pensées semblent pour un temps immobilisées, pétrifiées. Demeure une chose merveilleuse, trop souvent oubliée : l'instant présent aux bras chargés de blanc, l'instant présent si important.
Nous ne vieillissons pas d’une année sur l’autre,
nous nous renouvelons chaque jour.
Emily Dickinson
Un arbre entre terre et ciel
Géant silencieux au fond de la cour,
Un arbre solide, qui rassure et protège !
Un arbre ridé, vieux de tant d'années,
Mais qui offre encore sa nourriture
Et sert de refuge aux bestioles.
Un arbre dont on ne connait pas le nom,
Mais dont la blessure ne laisse pas indifférents.
Un arbre compagnon discret de vie et de jeux …
“Marcher, comme on dit, cela vide la tête. Bien autrement, marcher remplit l’esprit d’une autre consistance. Pas celle des idées ou des doctrines, pas au sens d’une tête bourrée de phrases, de citations, de théories: mais pleine de la présence du monde. C’est cette présence qui dans la marche s’est, par alluvions régulières, déposée dans l’âme tout au long du jour.” (p. 135)
“Marcher une philosophie” Frédéric Gros, Éditions Carnets Nord 2009.
Un des plaisirs de l’automne, en dehors des ballades, des cueillettes et du chocolat chaud, est de préparer le printemps. De choisir ses couleurs, de rêver à ses harmonies et de confier ses promesses et ses espoirs à la terre. Et naturellement à la froidure de l’hiver !
Dans la douceur d’octobre, petits lutins gantés et bottés ont investi le jardin. Un merveilleux temps de partage des tâches et d’amitié où chacun trouve sa place …
“Voici que tous
Et le brin d’herbe
Sont assis à la table du soleil
Pour une éternité …”
Eugène Guillevic, Inclus, dans E.Guillevic un poète, Folio junior. A lire [ici]
Arrachant les diverses herbes et fleurs sauvages qui, gaiement, avaient colonisé le jardin des lutins durant l’été, Lily s’est arrêtée devant une jolie cousine de la pomme de terre. Petites fleurs blanches étoilées à cinq minuscules branches, couronnant délicatement des étamines jaune vif soudées en cône et surtout baies vertes et brillantes, rondes et mignonnes comme des tomates cerises, la plante avait du “chien” … Hum, vue la suite, disons plutôt du charme.
Ce premier jour d’automne 2011, le ciel était radieux et le temps merveilleusement ensoleillé. Lily avait annoncé aux parents des lutins qu’ils allaient se lancer dans le jardinage. Chacun avait donc apporté sa paire de bottes et des mini-gants aux couleurs éclatantes.
Accroché tel un fer à cheval sur deux collines calcaires dominant la vallée de la Dordogne, le bourg médiéval de Saint-Émilion entouré de son fameux vignoble - planté selon la légende par des légionnaires romains - est depuis de nombreux siècles un site à la renommée internationale. Pour son vin robuste, haut en couleurs, appellation contrôlée de Bordeaux rouge, bien sûr !… Mais les amateurs d’Histoire, d’architecture, de vieilles pierres, de grottes et de légendes y trouvent aussi leur bonheur.
Printemps chaud, été pluvieux, les vendanges 2011, exceptionnellement précoces, seront bel et bien terminées à l’automne … Même si certains matins celui-ci pointe son nez.
Petit retour sur la belle contrée découverte en vacances.
C’était l’été, vers 1961 ou 1962. Lily avait entre quatre ans et demi et cinq ans et demi. Elle dormait dans son lit blanc, tranquillement, les volets de la chambre ouverts comme toujours. De bonne heure, car la journée s’annonçait chaude, sa Mémé était partie aux champs. Sans bruit, elle avait ouvert la fenêtre pour que la petite profite du bon air. C’était un radieux matin d’été.
Le coq chante, comme un joyeux, comme un fou. De bon matin, dès l’aube, mais aussi l’après-midi. Plusieurs fois, il se dresse sur ses ergots, tend le cou en avant et donne de la voix. Le coq est un animal fier, personne ne le fera taire.
Au pays de la douceur angevine, “Terra Botanica” est loin d’être un simple parc horticole dont on ferait aisément le tour en quelques heures. Pas moins de onze hectares de jardins, de bassins aquatiques et de serres, jalonnés de quarante attractions et animations y offrent une découverte multidimensionnelle et interactive de la flore de tous les continents.
Lily ne prétend pas à travers ces deux billets en faire un reportage (premier épisode ici). Juste se souvenir, admirer la profusion des espèces végétales, partager ses découvertes et la joie, la poésie qui en découlent.
Depuis un peu plus d’un an maintenant le vaste Parc Terra Botanica a ouvert ses portes au public sur le plateau des Capucins à Angers. Lily avait souhaité attendre que la végétation s’étoffe un peu avant de s’y rendre car le tarif d’entrée n’incite pas à y trainer trop souvent … Enfin, début juillet elle y a accompagné, avec une partie de la famille, un de ses fils très enthousiaste de sa visite de l’an passé.
Visitant le parc consacré au végétal, en Anjou - dont elle reparlera plus tard - Lily a été étonnée par un insecte ressemblant étrangement à une guêpe mais qui, silencieusement, faisait du sur-place. Un très bel insecte revêtu du costume des Dalton, mais pacifique et très utile …
Qui n’a pas entendu parler des feuilles d’acanthe en visitant une église, une abbaye sur la route des vacances ? Mais connaissez-vous cette plante assez spectaculaire ?
Pour elle et pour lui, une jolie ballade sauvage, un après-midi venteux, et le début d’une passion … Pour les papillons !